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 Review de Metal Hammer (le 21/09/2005 à 18h34)

Benzin (Essence) - 3:48 :
Vous connaissez déjà sûrement cette chanson. Un titre en transition harmonieuse avec "Keine Lust". De belles images, de belles rimes, des guitarres qui marchent au quart de tour. Ca fait plaisir !

Spring (Saut) - 4:51 :

L'histoire la plus touchante de Rosenrot. Elle parle d'une personne qui veut s'approcher tout près du paradis, mais qui atterrit finalement en enfer. Des guitares menaçantes se cabrent, la chanson est très rythmée jusqu'à ce qu'un piano vienne alléger l'atmosphère. Après cela, la chanson s'accélère un peu avant le grand saut : les guitares hurlent et soufflent lourdement. Alors Rammstein réduit la vitesse et les instruments meurent comme des vagues. À la fin on peut entendre le bourdonnement d'une foule. Touchant

Rosenrot (Rouge comme une rose) - 3:55 :

Cette chanson devrait être le prochain single. Elle n'était pas encore mûre pour Reise, Reise. Rosenrot, ou quand les frères Grimm rencontrent Goethe. Le résultat est une valse de coup. Du 100% Rammstein, sans grosse surprise.

Zestören (Détruire) - 5:34 :

La chanson la plus brutale de l'album. On entend un muezzin (crieur, membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière) au début de la chanson. Ensuite, rien ne reste vraiment intact. Tout est écrasé, anéanti, renversé, détruit.
Une destruction maximale. Autant lyrique que musicale. Cette chanson est à broyer votre tête, rapide et radicale. À la fin, quand Till Lindemann a tout détruit, il se clame. Très silencieusement, il débite quelques mots poétiques et en arrière plan, on entend une boîte à musique. Aussi mystérieux qu'étrange.

Mann gegen Mann (Homme contre homme) - 3:52 :

La preuve que Rammstein n'a pas perdu l'envie de provoquer. La chanson parle de l'amour envers un sexe identique. Morceau choisi : "In meiner Kette fehlt kein Glied / Wenn die Lust von hinten zieht / Mein Geschlecht schimpft mich Verräter / Ich bin der Alptraum aller Väter (Dans ma chaîne il ne manque aucun maillon / Et quand l'envie me prend par derrière / Mon sexe me traite de traître / Moi, le cauchemar de tous les pères)". Le refrain donne quelque chose comme cela : "Mann gegen Mann, gleich und gleich gesellt sich gern (Homme contre homme, d'égal à égal s'assemblent volontiers)".

Feuer & Wasser (Feu & eau) - 5:23 :

Nostalgie profonde d'une Dame et passion brûlante déterminent la chanson. Voici un court extrait : "Deine Beine öffnen sich wie Scheren / Dann leuchtet heiss aus dem Versteck / Die Flamme aus dem Schenkeleck (Tes jambes s'ouvrent comme des ciseaux / Alors la flamme de l'entre-cuisse / éclaire chaudement la cachette)".
Till chante très profondément, en apportant un fond musical aux coups hypnotiques des instruments.

Wo bist du? (Où es-tu?) - 4:21 :

Rammstein dans un nouveau genre : le "Gothique-Stadium". La chanson commence avec une flûte, puis des tambours bien structurés et des claviers rappelant ceux de Depeche Mode s'installent et dominent. Du super rock-gothique. Dans un refrain massif, Till pose la question fatidique et gronde profondément, d'une voix presque menaçante : "Wo bist du? (où es-tu?)" et joue avec des paroles telles que "Ich liebe dich, ich liebe dich nicht (Je t'aime, je ne t'aime plus)". Une chanson en forme de film.

Te quiero puta (Je t'aime, pute) - 4:02 :

Rammstein commence par un "Hey amigo" assez fun, et une longue traversée du désert s'en suit. Trompette + industriel : une combinaison à la fois drôle et mystérieuse. Till agit tout comme un "barde mexicain", se réjouissant de ses "vamos, vamos mi amore", et des réplique de sa partenaire féminine.
Au fur et à mesure de la chanson, la voix de Till devient de plus en plus massive, les trompettes donnent leur maximum, et on peut entendre des tintements de bouteilles. À la fin, Rammstein pousse la plaisanterie à son extreme avec un puissant "hoi, hoi, hoi", avant que la chanson disparaisse dans le coucher de soleil, accompagné par le son de sabots frappants le sol.

Ein Lied (Une chanson) - 3:44

Une chanson pour les fans. Un petit extrait : "Wir sind für die Musik geboren / Wir sind die Diener eurer Ohren / Immer wenn ihr traurig seid / Spielen wir für euch (Nous sommes nés pour la musique / Nous sommes les serviteurs de vos oreilles / À chaque fois que vous êtes tristes / Nous jouons pour vous)". Ce titre se présente comme l'acalmie dans la tempête-Rosenrot. Till nous chante posément ses rimes.

Bilan :
Une coup de feu rapide. Ce disque n'est en aucun cas un sous-produit. Rosenrot se présente comme un ouvrage homogène, un album qui existe grâce à des idées bien étudiées et des chansons touchantes, et sans problèmes de travail entre les membres du groupe comme il avait pu y en avoir précédemment.

 

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